Chambre d'hôtes : quelle assurance choisir ?

En France près 23 000 foyers proposent 60 000 chambres chez l’habitant. Auparavant peu encadrée, l’activité de chambre d’hôte est maintenant régie par certaines règles. Aussi, il est recommandé de s’assurer contre les risques spécifiques à cette activité. Cependant, cette couverture peut varier selon le type de logement mis à disposition à la location, son mobilier ou encore le type d’activité proposé.

Nos conseils pour choisir la meilleure formule pour protéger vos biens et vos visiteurs en cas de sinistre.


Chambre d'hôte

Qu’est ce qu’une chambre d’hôte ?

Une chambre d’hôte est une chambre meublée chez l’habitant, en appartement ou maison, proposée pour une ou plusieurs nuits. Cette location peut être assortie de services (au minimum le petit-déjeuner et la fourniture du linge de maison) et doit respecter certaines obligations : l’affichage des prix, respecter certaines conditions d’accueil, avoir une immatriculation ou encore l’affiliation à la Sécurité sociale.

La capacité d’accueil du logement est limité à 5 chambres et à 15 personnes hébergées en même temps. Au delà, l’exploitant devra se conformer à la réglementation qui régit les hôtels et les établissements recevant du public.

Comment déclarer votre activité ?

Exploiter une chambre d’hôte à l’année ou en saison constitue une activité professionnelle qui doit être déclarée et respecter certaines obligations légales. En effet, la réglementation et plus précisément les obligations en matière d’assurance se sont durcies face au développement de ce nouveau type de tourisme.

La première chose à faire au démarrage de cette activité est de la déclarer en mairie. Cette déclaration doit indiquer :

  • Votre identité ;
  • Les coordonnées de votre domicile ;
  • Le nombre de chambres mises en location ;
  • Le nombre maximum de personnes pouvant être hébergées ;
  • Les périodes de location prévues.

Ce formulaire de déclaration peut être soit retiré en mairie ou alors à télécharger ici.

⚠️ L’absence de cette déclaration peut être sanctionnée par une amende de 450 €. 

L’hébergeur, quel que soit le revenu dégagé par son activité, se doit de s’inscrire au RCS ou de s’immatriculer auprès du CFE de la chambre de commerce.

Si cette activité est exercée sur une exploitation agricole par son exploitant, elle est considérée comme un complément de revenu de l’activité principale. Les loueurs sont alors tenus de s’immatriculer auprès du CFE de la chambre d’agriculture.

En revanche, pour les retraités ou les personnes pour qui héberger des visiteurs est occasionnel, aucune immatriculation n’est nécessaire. 

La déclaration auprès de votre assureur

Votre habitation principale, couverte par une assurance multirisque habitation (MRH) est maintenant un lieu d’hébergement touristique. Votre contrat d’assurance ne couvre pas tous les risques associés à cette activité : intoxication alimentaire, vol des affaires dans l’hébergement, glissade en bord de piscine.. Il convient donc d’en informer votre assureur.

Choisir la bonne formule

Lorsque l’activité d’hébergement est occasionnelle et ne concerne qu’une chambre, une simple souscription à une extension des garanties de votre contrat d’assurance habitation existant suffit. Cet avenant à votre contrat vous permettra à minima de faire jouer votre Responsabilité Civile en cas de sinistres. Elle vous sera utile si l’un de vos clients a un accident ou que vous causez un dommage à un tiers.

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Si le nombre de chambre est plus important ou qu’il s’agit d’une activité professionnelle sur le long terme, il est fortement recommandé de souscrire une assurance spécifique. Elle sera adaptée aux spécificités de votre logement et vous couvrira des risques inhérents à votre activité tels que :

  • les vols de fond de caisse,
  • le vol des effets appartenant aux locataires,
  • les vols et dommages des véhicules des locataires garés sur le parking privatif,
  • les risques liés aux activités proposées,
  • les intoxications alimentaires.

Comment la choisir ?

Élément le plus important : le coût de votre mobilier. La déclaration de cette somme vous aidera dans le choix de votre assurance. Vous avez égaré la facture de votre secrétaire Louis XV ? Appuyez-vous sur un expert ou un antiquaire. Il vous aidera à évaluer votre capital mobilier. Avec ce montant, regardez les plafonds d’indemnisation de votre assurance. Choisissez un chiffre supérieur ou égal au montant de vos biens. Certains assureurs vont jusqu’à plusieurs dizaines de millions d’euros.

Vous souhaitez préserver les biens de vos hôtes ? Choisissez de couvrir leurs bagages, effets personnels et véhicules contre le vol lorsqu’ils séjournent chez vous. Cependant, gardez à l’esprit qu’ils ne seront pas protégés dans toutes les situations. Le vol de leur carte bancaire, de leurs bijoux ou de leur téléphone portable est en général exclu du contrat d’assurance.

Le choix de votre contrat dépendra aussi des activités que vous proposez. Sont-elles risquées ? En plus des chambres, proposez-vous à la location des barques ou vélos ? Protégez-vous contre les dommages corporels de vos clients et les vols et dégradations potentiels sur vos biens.

Il existe par ailleurs des clauses d’extensions de l’assurance habitation couvrant des risques particuliers comme la perte d’activité.

Vos pertes financières

Votre activité vous rapporte peu d’argent ? Ajoutez une garantie pertes financières à votre responsabilité civile. Elle est souvent comprise dans les packs ou les options chambres d’hôtes proposés par les assureurs. Vous subissez une catastrophe naturelle, un incendie, un dégât des eaux ? Si cet accident vous empêche d’accueillir vos hôtes votre assurance vous dédommage, en partie. Plusieurs éléments pèsent dans la somme que l’assureur vous verse :

  • Les dégâts doivent être causés par un événement qui est déjà garanti dans votre contrat de départ ;
  • Un expert évalue ensuite le montant de vos dégâts. Pour votre indemnisation, les assureurs se basent, en général, sur vos revenus de l’année précédant l’accident. Vous percevez souvent un montant limité : 1000, 1500, 2000 euros par mois selon les formules. Parfois, il n’est pas fixe et dépend du prix de location de la chambre.

Comme toujours, le mieux est de recourir à un comparateur d’assurances : quelles sont les différentes garanties ? La franchise appliquée ? Et faites jouer la concurrence.

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