Tout savoir sur l’Éthylotest anti-démarrage (EAD)

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L’Éthylotest anti-démarrage (EAD)

Conduire en état d’ivresse est dangereux pour soi-même et pour les autres usagers de la route.

C’est pourquoi, prendre le volant avec un taux d’alcool qui dépasse 0,5 gramme par litre de sang est prohibée par la loi.

Depuis le 18 septembre 2018, un décret a été mis sur pied pour contraindre les automobilistes, qui ont pour habitude de conduire avec une alcoolémie délictuelle, à utiliser un éthylotest antidémarrage.

Qu’est-ce qu’un éthylotest anti-démarrage ?

Abrégé AED, un éthylotest anti-démarrage est un petit appareil installé dans le véhicule et relié au démarreur.

Il permet de mesurer le taux d’alcool dans l’air expiré par le chauffeur qui souhaite conduire le véhicule. Avec pour but de limiter les risques d’accident provoqué par la consommation d’alcool, l’AED a pour rôle d’empêcher systématiquement le véhicule de démarrer si le taux d’alcoolémie enregistré est supérieur ou égal à 0,5 gramme d’alcool par litre de sang.

Avant de mettre le moteur en marche, le chauffeur doit d’abord souffler dans l’éthylotest anti-démarrage.
L’appareil mesure la quantité d’alcool que contient l’expiration du chauffeur.

Si le taux est supérieur à 0,5 gramme par litre de sang, le véhicule ne démarrera pas.

L’AED enregistre les données telles que le nombre de fois que le conducteur a soufflé, le taux d’alcoolémie, les dates et heures auxquelles le conducteur a pris le volant.

L’outil est utilisé depuis plusieurs années au Canada, aux États-Unis, en Autriche, en Hollande, en Suède et en Finlande. C’est tout récemment,  en septembre 2018, qu’il a été testé dans 7 départements de la France, à savoir la Drôme, le Finistère, la Réunion, Loiret, Manche, Vendée et le Nord. En France, un EAD homologué doit être installé sur tous les véhicules de transport en commun.

Pourquoi faut-il équiper un véhicule avec un éthylotest anti-démarrage ?

Chacun peut équiper volontairement son véhicule de cet outil technologique.

Cependant, une catégorie de personnes a l’obligation d’installer un éthylotest anti-démarrage sur leur véhicule.

Il s’agit de personnes contraintes par la justice ou l’Administration préfectorale, en cas de flagrant délit de conduite en état d’ivresse notoire ou en cas de contravention routière liée à l’alcool.

En cas d’addiction à l’alcool, constatée et confirmée par un médecin, le conducteur concerné peut se voir contraint par la loi de ne conduire que les véhicules équipés d’un EAD. Ainsi, les personnes condamnées par le juge à conduire un véhicule équipé d’un EAD sont celles qui se trouvent dans les situations suivantes :

  • Infraction de conduite en état alcoolique ;
  • Délit de conduite en état d’ébriété notoire ;
  • Refus d’obtempérer lors d’un contrôle de l’état alcoolique ;
  • Récidive de conduite sous l’emprise de l’alcool ou de substances hallucinogènes ou drogues ;
  • Meurtre ou blessures involontaires, provoquées par la conduite sous l’emprise de l’alcool ;
  • Répétition de refus de se soumettre aux contrôles d’alcoolémie ou aux dépistages de stupéfiants.

Suite à la décision du juge, le greffier chargé de l’exécution de la décision délivre au conducteur fautif un certificat, en échange de son permis de conduire.

Ce certificat mentionne clairement que le conducteur est autorisé à conduire uniquement un véhicule équipé d’un EAD.

En cas de non-respect de cette décision, le conducteur peut écoper de 2 ans de prison avec une amende de 4 500 euros et une annulation du permis de conduire pendant 3 ans maximum ou une interdiction de conduire pendant 5 ans maximum, à défaut d’une peine de travail d’intérêt général.

Si le conducteur multiplie les délits, son véhicule peut être confisqué. Et s’il truque l’EAD, il risque de payer une amende pouvant aller jusqu’à 1 500 euros.

Cette sanction est également valable pour une personne qui utilise l’EAD à la place du chauffeur.

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Comment utiliser un éthylotest anti-démarrage ?

Directement installé sur le circuit de démarrage du véhicule, l’éthylotest anti-démarrage est ce dispositif dans lequel le chauffeur doit souffler.
Ledit dispositif empêche le véhicule de démarrer si le taux d’alcoolémie est supérieur à celui prévu par la législation.

Si le taux d’alcoolémie est conforme à ce que prévoit la loi, le moteur démarre sur le champ. Dès ce moment, entre 5 et 30 minutes après le démarrage du véhicule, le dispositif arrête automatiquement le moteur. Et le conducteur dispose de 20 minutes pour expirer à nouveau sur l’EAD.

Acheter ou louer un EAD ?

Pour commencer, il faut noter que l’achat ou la location de l’éthylotest anti-démarrage est à la charge du chauffeur contrevenant ou qui décide délibérément d’installer ce module sur son véhicule.

Son achat ou sa location dépend soit de la volonté de tout un chacun, soit de la durée de la sanction.

Son installation doit être effectuée par des installateurs agréés par la Préfecture.

Si vous êtes expressément sanctionné par le juge sur une longue période, il est conseillé d’acheter un EAD homologué, qui coûte entre 1 300 et 2 000 euros, frais d’installation compris.

Et si vous n’êtes contraint par une décision judiciaire et souhaitez juste installer un EAD dans votre véhicule par simple précaution ou assurance, vous pouvez l’acheter entre 1 300 et 2 000 euros ou le louer entre 35 et 100 euros le mois.

Tout dépend du nombre de temps que vous souhaitez l’utiliser.

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